BPCO et emphysème pulmonaire : quels sont les liens ?

Le 3 janvier 2018 - Par Vanessa Bernard

Maladie des alvéoles pulmonaires, l’emphysème pulmonaire se caractérise par l’augmentation de leur volume et la destruction de leur paroi élastique. Conséquence : l’air ne peut plus être complètement expiré.

Qu’est-ce qu’un emphysème pulmonaire ?

Affection qui touche les poumons, l’emphysème pulmonaire du à une distension des alvéoles peut être ponctuel ou plus souvent chronique. Ainsi, il est souvent la conséquence de pathologies pulmonaires comme la BPCO. De « légère » à « très sévère », la BPCO en effet connaît quatre stades. A chacun d’entre eux, peut exister une bronchite chronique, c’est-à-dire une toux grasse quotidienne ou quasi quotidienne. Mais progressivement, peut se développer aussi un emphysème, c’est-à-dire une destruction des alvéoles pulmonaires.

Aux stades 1 et 2, une PBCO non traitée évolue inexorablement vers un rétrécissement progressif et en partie irréversible du calibre des bronches. Une obstruction qui entrave peu à peu le passage de l’air dans les bronches et provoque un essoufflement (dyspnée) persistant et gênant. Quand le calibre des bronches est très rétréci, l’air s’il peut encore entrer dans les alvéoles pulmonaires, s’en évacue malheureusement très difficilement. S’exerce alors une augmentation de la pression dans les alvéoles déjà fragilisées qui se distendent puis se détruisent : on parle ici d’emphysème respiratoire. La BPCO est déjà bien évoluée.

Mais progressivement, peut se développer aussi un emphysème, c’est-à-dire une destruction des alvéoles pulmonaires

Puis viennent les stades 3 et 4 qui se caractérisent par des problèmes respiratoires importants voire handicapants… Il faut savoir, qu’au stade le plus ultime de la Broncho Pneumopathie Chronique Obstructive, plus de 60% des malades, insuffisants respiratoires sont dépendants de l’oxygène qui leur est administré au moins 15h par jour !

Arrêter de fumer pour éviter l’emphysème pulmonaire

On dit de la BPCO – principalement due au tabagisme – qu’elle se manifeste généralement après 20 ans de tabac, à raison d’un paquet de cigarettes par jour. Alors pour la prévenir ou même en limiter les effets à ses stades les plus précoces, l’arrêt du tabac est définitivement la résolution n°1 à prendre ! En effet, un patient atteint de BPCO s’engageant dans une démarche de sevrage tabagique alors que ses bronches sont encore peu obstruées peut espérer une stabilisation ou mieux encore, une régression de sa maladie… A l’inverse, celui qui va continuer dans son addiction s’expose à une aggravation de son état de santé. Or, à ses stades les plus avancés, quand le rétrécissement bronchique est devenu très important, la maladie peut s’accompagner d’un emphysème pulmonaire : le patient ne peut plus espérer guérir, ni retrouver son état respiratoire initial ! L’emphysème pulmonaire est ainsi le stade ultime et irréversible de la broncho-pneumopathie chronique obstructive.

On dit de la BPCO – principalement due au tabagisme - qu’elle se manifeste généralement après 20 ans de tabac, à raison d’un paquet de cigarettes par jour

L’emphysème pulmonaire : le stade le plus grave de la PBCO

Pour bien comprendre comment le tabac agit sur l’appareil respiratoire, encore faut-il en connaître sa constitution. Celui-ci est constitué de bronches revêtues d’une couche protectrice, d’une muqueuse constituée de cellules : les cellules ciliées, qui rejettent poussières et microbes et les cellules glandulaires qui sécrètent une substance (le mucus) engluant les impuretés. La fumée du tabac contient des substances toxiques et irritantes qui viennent déstabiliser et progressivement détruire ce revêtement protecteur faisant alors que les cellules ciliées ne remplissent plus leur fonction de « balayage » tandis que les glandulaires produisent alors plus de mucus pour protéger les bronches, réduisant progressivement leur calibre. En parallèle, le tabac a une action nuisible sur les alvéoles pulmonaires en faisant disparaître progressivement leurs parois. La quantité d’air pouvant être inspirée et expirée (emphysème) diminue alors.

En parallèle, le tabac a une action nuisible sur les alvéoles pulmonaires en faisant disparaître progressivement leurs parois. La quantité d’air pouvant être inspirée et expirée (emphysème) diminue alors.

  • Assouline claudie

    Merci j ai compris ma maladie difficile pour le tabac

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>