Bouder = obésité ?

Le 7 septembre 2016 - Par Manon Costantini

Votre enfant boude facilement et met du temps à digérer ce qui l’agace ou le met en colère ? Il pourrait être plus exposé au risque d’obésité que les enfants qui se calment avec plus de facilité… Explications.

Bouder et se tourner vers la nourriture

L’enfant a parfois besoin de faire exister sa frustration, besoin qu’elle se voit, qu’on la ressente avec lui. Pour ce faire, il lui arrive de rester muet et de faire la tête, seul, dans son coin. Alors que certains vont taire leur mécontentement, d’autres vont adresser leurs reproches en boudant et c’est justement à ces derniers que des chercheurs américains se sont intéressés. Une équipe de scientifiques de l’Université de Buffalo, à New-York, s’est ainsi aperçue que les enfants « boudeurs » étaient plus susceptibles de se tourner vers la nourriture dans un moment de détresse ou de frustration.

Une expérience édifiante sur des bébés de 9 à 18 moisbouder = obésité ?

105 bébés, âgés de 9 à 18 mois, ont été observés lors d’une expérience assez surprenante. Un bouton était mis à leur disposition. La tâche des enfants consistait simplement à le presser un certain nombre de fois pour obtenir une récompense. Deux types de gâteries étaient proposés : une récompense alimentaire – en pressant le bouton, l’enfant voyait alors apparaître l’un de ces aliments favoris -  ou une récompense non-alimentaire (comme écouter de la musique, un DVD ou encore une machine à bulle). Finalement, après avoir attentivement analysé les questionnaires remplis par les parents sur les habitudes et comportements de leurs enfants respectifs, il a été découvert que les bébés « câlins », facilement calmés et peu colériques étaient plus enclins à fournir des efforts pour obtenir la récompense non-alimentaire. De leur côté, les bébés « boudeurs » étaient plus naturellement disposés à fournir des efforts pour obtenir leur nourriture favorite.

Un rapport à la nourriture qu’il faut surveiller de près

Selon Kai Ling Kong, la responsable de l’étude, ces indications pourraient potentiellement aider la recherche quant à l’obésité à travers le monde. En effet, si l’étude démontre que certains enfants (et notamment ceux qui ont tendance à « bouder ») se tournent plus facilement vers la nourriture lorsqu’ils sont sous pression ou en situation de détresse, elle amène également des pistes de réflexion diverses quant à la gestion des émotions des enfants ainsi qu’à leur rapport avec l’alimentation.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>