Bienvenue à Agnès Buzyn

Le 18 mai 2017 - Par Vanessa Bernard

Le nouveau président de la République a nommé hier Agnès Buzyn à la tête du ministère des Solidarités et de la Santé. Chose dite, chose faite, c’est donc à une médecin qu’Emmanuel Macron confie la prochaine mission de santé publique de la France. 

Bienvenue donc à la nouvelle ministre âgée de 54 ans qui a enseigné l’hématologie et l’immunologie des tumeurs et de la transplantation dans plusieurs modules universitaires et est actuellement Professeur d’hématologie à l’Université Pierre & Marie Curie – Paris VI. Elle garde en outre une activité de consultation d’hématologie à l’hôpital Saint-Antoine, en hématologie clinique.

De nombreuses responsabilités au sein d’agences d’état

En termes de responsabilités au sein des agences de l’Etat, elle a exercé les fonctions de présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) de 2008 à 2013, tout en étant membre du Comité à l’énergie atomique, de 2009 à 2015. Elle a été nommée membre du conseil d’administration de l’Institut national du cancer (INCa) en 2009, en tant que personnalité qualifiée, en est devenue vice-présidente en octobre 2010, avant d’en être nommée présidente par décret du président de la République en date du 27 mai 2011. Elle a occupé ces fonctions jusqu’en février 2016. Agnès Buzyn a alors été nommée présidente du Collège de la HAS à compter du 7 mars 2016 par décret du président de la République en remplacement du Pr Jean-Luc Harousseau.

Agnès Buzyn : fervente défenderesse des inégalités de santé

De gauche, elle s’est toujours dite très attachée au service public, et soucieuse des inégalités de santé. Il lui revient désormais la responsabilité de les combattre, à la tête du Ministère des Solidarités et de la Santé. Elle devra concrétiser les promesses du candidat Macron, parmi lesquelles la prise en charge intégrale des lunettes, des prothèses dentaires et auditives et le doublement du nombre de maisons de santé d’ici 5 ans pour lutter contre les déserts médicaux.

Elle devra aussi restaurer le dialogue avec les médecins libéraux, très remontés contre Marisol Touraine, la ministre sortante.

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