Autisme : ces familles abandonnées…

Le 3 avril 2017 - Par Vanessa Bernard

En France nombreuses sont les personnes s’occupant d’enfants autistes qui se retrouvent face à elles-mêmes. Si les associations sont là pour leur apporter du soutien, il y a un sévère manque en termes administratif, institutionnel et d’information. A l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme qui s’est tenue hier, revenons sur le sujet.

Absence de soutien aux familles qui veulent garder leur enfant ou adulte, refus des MDPH de prendre en compte les spécificités de l’autisme pour l’aide humaine, exil en Belgique faute de solution adaptée en France, gestion des situations critiques inexistante :  l’autisme serait-il un trouble abandonné ?

Éducation et insertion professionnelle : un rapport alarmant…

En février 2015, le Commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe constate un réel abandon d’une partie des enfants autistes, dans son rapport sur la visite qu’il a effectuée en France du 22 au 26 septembre 2014. Il se rend compte alors qu’environ 20 000 de ces enfants, notamment ceux souffrant de troubles autistiques, demeurent sans solution de scolarisation. « Les autorités devraient redoubler d’efforts afin de garantir à tous les enfants une instruction appropriée. Les autorités devraient également privilégier la mise en place de services de proximité favorisant l’inclusion sociale des personnes handicapées, ainsi qu’améliorer l’accompagnement des personnes autistes, notamment en utilisant davantage les méthodes éducatives, comportementales et développementales dans leur prise en charge. »

« Environ 20 000 enfants, notamment ceux souffrant de troubles autistiques, demeurent sans solution de scolarisation. »

Un exil sanitaire vers la Belgique

Faute de solution adaptée en France, de nombreuses familles se tournent vers la Belgique pour scolariser leur enfant dans des écoles publiques du pays qui ont mis en place des réponses adaptées. Malgré les annonces du gouvernement cet exil ne s’arrête pas car il correspond à un besoin non couvert dans l’Hexagone. Cela étant, reste que les familles qui font ce choix se heurtent à des procédures administratives de plus en plus contraignantes qui visent à les dissuader, alors qu’aucune autre solution adaptée ne leur est proposée.

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