Arthrite juvénile : qu’est-ce que c’est ?

Le 26 avril 2016 - Par Manon Costantini

L’arthrite juvénile frappe aussi bien les jeunes garçons que les jeunes filles et touche près d’un enfant, de moins de 16 ans, sur 1000. Mais qu’est-ce que l’arthrite juvénile ? Explications.

La maladie infantile la plus courante devant le diabète

Elle est la maladie infantile chronique la plus fréquemment rencontrée. Arthrite chronique juvénile (ACJ), arthrite juvénile idiopathique (AJI), maladie de Still : cette forme d’arthrite aux nombreuses appellations est un rhumatisme inflammatoire chronique. A ce jour, ses causes n’ont pas encore été formellement identifiées, bien que l’on sache que la survenue d’une telle affection peut être due à une défaillance du système immunitaire, qui s’attaquerait alors aux tissus sains au lieu de les préserver. En revanche, ses symptômes, eux, sont bien connus : fièvre, inflammation des articulations, douleurs, et ce pendant une durée d’au moins six semaines.

De nombreuses formes d’arthrites juvéniles

L’arthrite juvénile se décline sous différentes formes. Ainsi, l’oligo-arthrite rhumatismale se manifeste chez l’enfant par des signes inflammatoires : il souffre alors de douleurs sur 1 à 4 articulations. Des gonflements peuvent être constatés et cette forme d’AJC se localise généralement vers les membres inférieurs. L’arthrite systémique, de son côté, est une sous-catégorie de l’affection qui touche principalement les enfants âgés de moins de 6 ans et en particulier les petites filles. Signes inflammatoires, atteinte articulaire et apparition de taches sur la peau : la forme systémique évolue toutefois très lentement. Autre forme encore avec l’arthrite polyarticulaire qui se traduit par l’atteinte de plus de 4 articulations et concerne, le plus souvent, des enfants entre de 2 et 4 ans ou d’une dizaine d’années environ. Cette arthrite se répand symétriquement, par exemple quand elle touche une cheville, l’autre est également concernée.

Enfin, la polyarthrite rhumatoïde est la plus courante des formes d’arthrites chroniques. Catégorisée dans les maladies auto-immunes, cette maladie s’attaque généralement aux poignets, mains, genoux et aux pieds

Douloureuse, l’affection s’accompagne d’oedèmes sans chaleur ni rougeur. La nuance est importante car en cas d’œdèmes avec chaleur et rougeurs, le diagnostic n’est pas le même. Evoquons aussi l’arthrite psoriasique qui va s’accompagner d’une infection cutanée, appelée psoriasis. Cependant, à l’inverse, le psoriasis ne s’accompagne pas toujours d’une arthrite ! La maladie fait partie des spondylarthropathies, un terme qui regroupe trois autres affections inflammatoires. Enfin, la polyarthrite rhumatoïde est la plus courante des formes d’arthrites chroniques. Catégorisée dans les maladies auto-immunes, cette maladie s’attaque généralement aux poignets, mains, genoux et aux pieds. Si elle peut survenir durant l’enfance, ses premiers symptômes n’apparaîtront pourtant qu’à l’âge adulte.

Des diagnostics parfois difficiles à poserarthrose-juvenile

Une large palette d’arthrites juvéniles, accompagnées de nombreux et différents symptômes, qui peuvent rendre le diagnostic difficile à établir d’autant que les enfants peinent souvent à mettre des mots sur leurs douleurs et surtout à les identifier. Des prises de sang et l’imagerie médicale, la radiographie notamment, permettent toutefois d’approcher au mieux le bon diagnostic. Souvent douloureuse, l’arthrite juvénile chronique peut parfois entraîner certaines complications comme une perturbation de la croissance.

Des prises de sang et l’imagerie médicale, la radiographie notamment, permettent toutefois d’approcher au mieux le bon diagnostic

Selon l’a région du corps touchée par la maladie, le port d’attelles, peut aider à prévenir les déformations articulaires. Une équipe de spécialistes est également disponible pour aider l’enfant à lutter contre la maladie. Le physiothérapeute et l’ergothérapeute, par exemple, vont faire travailler ses muscles, ses articulations, ses os et vont s’occuper d’établir les stratégies thérapeutiques les plus adaptées afin d’améliorer au mieux le quotidien du petit patient. L’avantage c’est que, bien que souvent douloureuse et parfois même handicapante, l’affection s’estompe et disparaît naturellement dans de nombreux cas au bout de plusieurs années.

© iStockphoto

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