Alternatives à la pilule : les dernières méthodes hormonales de contraception

Le 20 avril 2015 - Par La rédaction

La controverse importante dont ont fait l’objet les pilules de 3e et 4e génération dès fin 2012 n’est sans doute pas étrangère à la baisse constatée du recours à ce contraceptif oral chez la femme. Pour autant, aucune désaffection vis-à-vis de la contraception, en général, mais plutôt une ouverture à de nouvelles solutions.

Entre 2010 et 2013, le recours à la pilule a clairement baissé (Enquête Fecond réalisée par l’Inserm et l’Ined), passant de 50 % à 41 % alors même qu’entre 2000 et 2010, ce moyen de contraception avait déjà perdu en popularité auprès des femmes. Ainsi, en l’espace d’une décennie, le recours à la contraception orale a reculé de 14 points en France, et plus particulièrement encore au cours des trois dernières années, du fait de la controverse que l’on connaît.

En l’espace d’une décennie, le recours à la contraception orale a reculé de 14 points en France

Si les femmes ne sont pas opposées à la contraception, loin s’en faut, elles souhaitent en revanche adopter la meilleure solution possible. Et elles ont le choix parmi les dernières méthodes hormonoles développées.  Le choix de l’implant, par exemple. Ce petit bâtonnet cylindrique en plastique de 4 cm de long et 2 mm de diamètre contenant le même type de substance que les pilules progestatives s’insère sous la peau du bras et protège pendant 3 ans. (L’implant contraceptif est efficace à 99,9 %). Le choix du patch, pourquoi pas, qui se colle sur la peau et dont l’efficacité est proche de celle des pilules oestro-progestatives (à changer toutes les semaines pendant trois semaines avant une semaine d’arrêt). Ou encore, le choix de l’anneau vaginal, contenant une association d’hormones (œstrogène + progestatif), là encore aussi efficace qu’une pilule oestro-progestative. La pilule, très longtemps moyen de contraception privilégié des Françaises, est en passe d’être supplantée…