A Limoges, un centre de loisirs fermé pour forte concentration de radon

Le 25 janvier 2017 - Par AFP

La ville de Limoges a annoncé mardi qu’elle fermait « temporairement » dans un de ses centres de loisirs après avoir découvert « des valeurs très élevées de radon », un gaz radioactif d’origine naturelle, lors d’une campagne de mesure de la qualité de l’air.

Cette campagne, qui s’inscrit dans la charte « ville santé citoyenne », a révélé « des valeurs très élevées de radon, avec dans certains cas des mesures largement supérieures à 1.000 becquerel (Bq) par mètre cube », le seuil devant être inférieur à 400 Bq par mètre cube, a indiqué la mairie dans un communiqué. La ville a fait procéder à la fermeture immédiate du centre qui accueille entre 250 et 280 enfants pendant les vacances scolaires et les classes découvertes. Elle va « dès à présent faire établir des devis pour connaître le montant des travaux nécessaires pour faire face à cette situation, dont elle a prévenu l’Etat et l’Agence régionale de santé (ARS) », selon le service communication de la mairie.

Selon les évaluations de risque publiées en 2007 par l’Institut de veille sanitaire (InVS), entre 1.200 et 2.900 décès par cancer du poumon seraient attribuables chaque année à l’exposition domestique au radon

Le radon, reconnu comme cancérigène

Les enfants qui devaient être accueillis pendant les vacances de février dans ce centre de loisirs, Le Mas Éloi, seront répartis parmi trois autres centres municipaux. Le radon, reconnu comme cancérigène, se trouve présent à l’état naturel dans les massifs granitiques, ce qui est le cas de la région de Limoges, la Haute-Vienne étant classée parmi les 31 département français concernés par le risque radon, selon l’Agence régionale de santé (ARS). « Le radon, gaz radioactif d’origine naturelle, se forme par désintégration des atomes issus de l’uranium présent dans certaines roches. Il migre ensuite à travers le sol et est susceptible de s’accumuler plus ou moins dans l’air intérieur des bâtiments », a expliqué l’ARS Limousin. « Selon les évaluations de risque publiées en 2007 par l’Institut de veille sanitaire (InVS), entre 1.200 et 2.900 décès par cancer du poumon seraient attribuables chaque année à l’exposition domestique au radon (soit entre 5% et 12% des décès par cancer du poumon en France) », a-t-elle précisé.

Dans le cadre de la charte « ville santé citoyenne », la ville de Limoges a fait procéder ces derniers mois à des mesures de qualité de l’air dans ses établissements recevant des publics fragiles (enfants et personnes âgées).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>