60% des cabines de bronzage non-conformes aux normes !

Le 7 novembre 2017 - Par La rédaction avec l'AFP

Plus de 60% des cabines de bronzage ne sont pas conformes aux normes en vigueur en France, révèle une étude publiée lundi par la DGCCRF*, qui pointe « une méconnaissance et un non-respect des dispositions anciennes comme de certaines dispositions récentes ».

Sur 982 établissements visités en 2016, essentiellement des instituts de beauté et des centres de bronzage, « le taux d’entreprises présentant une non-conformité reste très élevé, à 63% », s’alarme la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes . « Ces non-conformités concernent les nouvelles mesures relatives aux pratiques commerciales introduites en 2016 mais également certaines mesures datant pourtant de 2013″, précise l’organisme. Au terme de l’enquête, la répression des fraudes a émis « 358 avertissements, 242 injonctions, 31 procès-verbaux administratifs et 25 procès-verbaux pénaux ».

Certaines cabines en fonctionnement n’avaient fait l’objet d’aucun contrôle technique depuis 7 ans

La sécurité des appareils mise en cause

L’essentiel des reproches adressés à ces centres esthétiques concernent la sécurité des appareils et leurs conditions d’utilisation. Ainsi, certaines cabines en fonctionnement n’avaient fait l’objet d’aucun contrôle technique depuis 7 ans, alors qu’un « contrôle périodique (doit) être réalisé tous les 2 ans ». Quant aux personnes employées pour faire fonctionner ces appareils à UVl’enquête a permis de mettre en lumière que certaines n’avaient « aucune formation ni aucun diplôme d’esthétique ».

Des séances proposées à un euro alors que la loi le proscrit !

Par ailleurs, ajoute la DGCCRF, l’information du consommateur sur les prix notamment est mal respectée, « avec un taux d’anomalie variant de 30% à 80% selon les régions ». Enfin, depuis janvier 2016, les opérations promotionnelles ou les offres à volonté sont interdites. Cependant, certains établissements proposent encore des séances à un euro, ce qui est interdit. Malgré ces points négatifs, la DGCCRF note quelques améliorations – interdiction aux mineurs respectée, mise à disposition de lunettes de protection marquées CE – mais souligne que, compte tenu des manquements constatés à la législation et de la prochaine modification du décret de loi encadrant le secteur, « des vérifications vont se poursuivre ».

*Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes

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